15.07.2008
Masque
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13.06.2008
La femme silencieuse
Silencieuse comme la pierre
Tu dors, ô femme sans visage
Dessus ton père,
Toi qui n’as plus de voix, plus d’âge
Sur le marbre une seule image
Un seul sourire
Et la douleur de ton absence.
Le temps a saupoudré tes rires
De silence.
17:50 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.05.2008
Les saules noirs
Le long des champs mélancoliques
Entre les saules noirs pleureurs
Ou étiques
J’ai vu le passé j’ai vu l’heure
Les canaux où j’irai sans peur
Me noyer
Une main sur l’épaule nue
La vie passa tu m’as aimé
Je n’ai rien vu
22:19 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.05.2008
Auschwitz
Auschwitz est un escalier rouge
Huit marches rouges pour l’enfer
Vestiaires rouges
Les moins que rien moins qu’une mère
Les moins qu’orphelins sous la terre
Les moins qu’humains
Les petits pas ont la mémoire
Petits pas au petit matin
Vestiaires noirs.
20:25 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2008
Enfance
Voyez-vous l'ombre sous ses yeux
Sous ses beaux yeux, voici le temps
Qui mousse un peu
A peine. Un jardin d'enfant
A peine. Quelques printemps
Le sentier noir
Tes petits pas sur les graviers
Ta main que j'effleure au hasard
Tes petits pieds.
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14.03.2008
Marie
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11.03.2008
Des oranges en février
Des oranges en février
Entre la terre et la mer
Des palmiers
Des maisons d’os et de chair
Le gothique et la lumière
La Rambla
On frémit on s’abandonne
A la douceur de tes bras
Barcelone
22:56 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.11.2007
A la fin.
J'avance un peu mais peu importe
Je sens déjà que vient la fin
Elle m'emporte
Elle m'emporte et c'est en vain
Que je résiste encore enfin
J'ouvre ma porte
Il fait très froid sur ton chemin
ô saison, très froid, à la fin
L'hiver m'emporte.
14:20 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.11.2007
Là-haut.
Dans l'air le froufrou des oiseaux
Ailes d'argent sous l'or des cieux
Vastes troupeaux,
S'en vont là-haut parmi les Dieux
Pareils à des anges de feu
Sous les orages,
Plus haut, toujours plus haut là-bas
Où moutonnent quelques nuages,
Je reste en bas.
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11.11.2007
Jeune et poilu.
Dessous les champs des forçâts
On dort en chien de fusil
Pauvre soldat
J’ai vingt ans, tombé ici
Inconnu pour l’ennemi
Et pour la France
Je serre ma baïonnette
Près de mon cœur en silence
Pauvre squelette.
10:20 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.11.2007
Autoportrait.
17:17 Publié dans Image. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.11.2007
Nuit.
Dans ma nuit quelques clous d’argent
Scintillent attachant au ciel
Le firmament
La lune est un croissant de miel
Doré et roux ainsi qu’ Uriel
Aux bras de feu
Dans ma nuit je ne vois que toi
Les étoiles sont dans tes yeux
Tout près de moi.
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04.11.2007
A Camille (?)
Ces tombes grises aux noms évaporés
Dessous dans leurs armures blanches
Des morts qu’on a laissés
Dans l’océan livide c’est dimanche
Tandis que pourrit sous la planche
Une très jeune fille
Sur le marbre mangé par les hivers
Une date, un prénom : Camille.
Aux enfers.
Tombe abandonnée d’une jeune fille morte à 17 ans Cimetière de N.
20:45 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.10.2007
Les pas. (seconde mouture).
Lorsque tous les matins se traînent
Tout au fond de ce lit glacé
Comme la Seine
Lorsque les pas sont fatigués
Toujours d’user les mêmes pieds
Les mêmes rues
Lorsque le soir a ses humeurs
Quelques chagrins qui se sont tus
J’ai peur.
19:55 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.10.2007
Tu fais la gueule.
J'ai nappé la table d'orange
Dressé quelques couverts vermeils
Pour toi mon ange,
Et chaque assiette à sa chandelle
Le vin une robe vermeille
Comme tes lèvres,
Le triste soir quand on est seul
Jolies prunelles qui font grève
Tu fais la gueule.
21:02 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.10.2007
Tapis.
17:44 Publié dans Image. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les pas.
Lorsque tous les matins se traînent
Tout au fond de ce lit glacé
Comme la Seine
Lorsque les pas sont fatigués
Toujours d’user les mêmes pieds
Les mêmes rues
Dans ce miroir sombre et hautain
Oui, toujours ce même inconnu
Qui crie en vain.
17:42 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2007
La nuit.
C’est le jour qu’on éteint
A peine un souffle
Enfin
Le drap qui emmitoufle
Pieds et pantoufles
Aussi
J’irai dans tes faubourgs
Ma belle nuit
D’amour
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16.10.2007
Lit.
Ce matin est pénible, mon lit
Tyran déguisé en linceul
Gémit,
J’y suis toujours un peu trop seul
Chaque matin porte le deuil
De toi,
Parfois une ombre que j’effeuille
Me froisse un peu entre ses doigts
Comme une feuille.
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14.10.2007
Fier.
Fier, le refrain d’un autre
Aux oreilles de nulle part
A qui la faute ?
A voir à peine
Le long sommet des lys
Je t’aime
Fier au petit soir
Fumeux quelques cigares
Quelques cendres
A peine sur l’isthme
De ta voix
Quelques cordes en rappel
Fier puisque demain
Il me semble
Tout s’éteint
La note incertaine
Infidèle
Sereine.
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13.10.2007
Origine du monde.
20:55 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2007
Octobre.
Octobre bredouillant septembre
Matin glacé, soleil d'été
Fossé d'ambre
Que cherches-tu dans ces forêts
L'ombre amère des jeunes années
Qui nous blesse ?
Parmi les feuilles un peu folles
Regarde bien, elle s'envole
Ta jeunesse.
22:10 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.10.2007
Le diable.
J'ai embrassé le diable et vous ?
Il suffit de baisser la tête
Et les genoux,
Il faut laisser quelques miettes
Quelques remords dans la tempête
Pour le Bon Dieu,
Dormir comme tout un chacun
Ne rien voir et fermer les yeux
Chaque matin.
20:10 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Bohème.
Enrubanné sur le trottoir
Il s’endort dans son manteau noir
Comme un enfant,
Il n’a plus de nom, plus d’espoir
Sous le soleil aléatoire
De ses vingt ans,
Sa bouche veut encore boire
A la jeunesse et à la gloire.
Tout fout le camp !
13:45 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2007
Miroir
Celui-là dans ce miroir
Aux yeux cruels, aux yeux gris
Sans espoir
Celui qui ne voit midi
De son triste après-midi
Comme un leurre
C’est toi, c’est moi, c’est la nuit
Les belles années que l’on pleure
Tout s’enfuit.
18:50 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.10.2007
Masque.
20:30 Publié dans Image. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.09.2007
Conversation sur le zinc.
C’est que, c’est ça presque, heu, enfin
Pas facile à, non pas facile
Ben quoi, hein ?
C’est face enfin peut-être pile
C’est ça, tu sais, si ! Inutile
Je sais plus…
Mais oui, d’accord quoi, t’es trop bon !
Où ça ? Pourquoi pas, dans ma rue…
Pauvre con.
20:30 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2007
Au 77.
Ce quartier : un vieux porche vert
Les murs que la vigne rongeait
Toi derrière,
La Cour des Miracles en été
Un caddie blanc abandonné
Bruits de vaisselle,
Tout près, très loin, grondait la ville
des cris, des klaxons imbéciles
Comme un rappel.
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27.09.2007
Flamme.
Regarde et l'espoir est passé
Comme un enfant et l'innocence
Et un baiser,
Tous disparus : Amours, enfance,
Amis ; dans le brasier où danse
La seule flamme,
Toi seule que mes longs silences
Ne surent éreinter, ô mon âme
Ce fut ma chance.
10:10 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.09.2007
Ophélia.
Matin brumeux, l’air est humide
Si jeune est belle infiniment
Sans une ride
Elle va les mains sagement
Sur son sein, son visage est blanc
Parmi les fleurs
Ses lèvres ne dessinent pas
Un doux sourire, elle se meurt
Elle se noie.
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autoportrait.
18:30 Publié dans Image. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.09.2007
T...
Tes trottoirs aux pavés merdeux
Encombrés de bennes en plastique
Et de boeufs,
Bordés de maisons asthmatiques
Aux fenêtres apoplectiques
Aux vieux parpaings
Tes remparts qui nous emprisonnent
Retiennent rumeurs et potins
Tes cloches sonnent.
17:55 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.09.2007
Gare.
Un café rêve sur le zinc
Et sa maîtresse broie du noir
J'en suis dingue,
Elle est belle comme un hasard
Un train, maudit train, rentre en gare
C'est le sien,
Son café noir ne rêve plus
Il est froid ainsi qu'un matin
Superflu.
21:05 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.09.2007
Septembre.
Septembre et tout s'enfuit déjà
Les enfants sont plus grands, plus sombres
Plus loins, je crois
Ils s'éloignent dans la pénombre
Leur regard est celui des ombres
Des inconnus,
De la multitude qui danse
De celle qui sourit et tue
En silence.
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04.09.2007
Ça se termine ?
Les repas sont froids, silencieux
Chacun sa bulle,
Bruits de fourchettes, au fond des yeux
Difficile ce mot : adieu
On aime plus,
Tes pas, ta voix sont anonymes
Dans ma maison une inconnue
Ça se termine.
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27.08.2007
Enfant.
18:32 Publié dans Image. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.08.2007
Adieu.
Je me suis retourné une dernière fois
Et voir tous ces chemins mille fois parcourus
Et voir toutes ces croix,
Vous êtes morts je crois, je ne vous aime plus
Vos rêves, vos enfants, vos amours, inconnus
Ne m'intéressent pas
Vagues silhouettes noires, et froides et silencieuses
Au bord de mes fossés, vous me tendez les bras
Entendez-vous ? Entendez-vous ?
C'est votre tombe que je creuse.
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24.08.2007
Berceuse pour les petits d'hommes.
Une nuit pareille au jour
Sous la lune aimable comme
Un abat-jour,
Dormez, dormez petits d’hommes
Qu’accompagnent votre somme
Des rêves doux,
Que ronfle votre innocence
Le monde est peuplé de fous
Silence.
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22.08.2007
Tout est calme.
Tout est calme, apaisé et sage
Un gâteau, quarante bougies
D'autres rivages,
Mes cheveux sont devenus gris
Mes rêves ont des couleurs, mes nuits
Sont polychromes,
Et si j'ai franchi le mitan
Je vais descendre comme un môme
L'autre versant.
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20.08.2007
Marie.
Tu me saoules matin et soir
Tu parles, tu chantes, tu cries
Mais quand tu pars,
Il est bien triste mon logis
Je te cherche, j’entends les bruits
De tes absences,
Mon petit ange aux pas menus
Je m’abîme dans tes silences
Quand reviens-tu ?
18:26 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.08.2007
Bébé. Klimt
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12.08.2007
Grosse chaleur.
Couchée sur les tommettes rouges
Tes yeux gris fixent le plafond
Rien ne bouge,
Béziers dort ; je cherche à tâtons
Une jambe, un visage, un nom
Une inconnue,
Sur le sol frais où tu reposes
Tes bras, tes jambes à demi-nus
Prennent des poses.
15:15 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.08.2007
Une ombre.
Tout à l'heure une ombre charmante
Dans l'air, déposait le jasmin
Et la menthe,
le jour frissonnait son matin
Elle passait dans ce jardin
Comme un ange,
Pour disparaître tout à fait
Dans un froufrou de roses blanches
Et de genêts.
11:45 Publié dans Poésie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.08.2007
Idées noires.
Ce matin sous mon lit, cafard
Rampe, idée noire et souvenir
Coup de rasoir,
Vie qui tremble, au hasard je tire
Sur des visages froids, soupirs
Déjà le droit,
Mon pied par terre fait gémir
Ce parquet trop vieux et trop froid
Gauche, c’est pire.
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28.07.2007
Frisonnes.
O Frisonnes qui frissonnaient
Chaque matin dans l'herbe tendre
Et épicée,
Broutez, broutez, sans plus attendre,
Que votre lait et votre viande
Soient délectables,
Nous irons au banquet ensemble
Sur ma chaise, sur votre table
Déjà j'en tremble.
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24.07.2007
Autoportrait.
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20.07.2007
Puisque mes jours...
Puisque mes jours, une illusion
S’étirent et s’étirent au-delà
De la raison,
Puisque mes amis, ici bas
(le dernier est mort dans mes bras)
S’en sont allés,
Puisque mon cher amour a fui
Vaincu, brisé par les années
Et par la vie,
Puisque l’enfant que j’avais fait
Mon bel enfant, s’est envolé
Un peu trop loin,
Viens me prendre, ô déesse noire
Je veux quitter ce long chemin
Pour tes longs soirs.
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16.07.2007
Sur la pointe des pieds.
Ô jeunesse comme la mer
Tu ne meurs jamais tout à fait
Tu sais te taire,
Va-t'en sur la pointe des pieds
Retire-toi, c'est la marée
Des belles choses,
Mais laisse dans le creux des vagues
Des amours à grignoter, j'ose :
Sur le sable.
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11.07.2007
Vie.
Sombre dédale
la vie est belle
Que dalle !
Elle étincelle
Elle interpelle
mais quoi ?
Belle ? ah non !
Mais c'est ma foi
La mienne.
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08.07.2007
Métropolitain.
On sue par-dessus mon épaule
Tout crie, tout tremble, tout frissonne
Quelqu’un me frôle
Les regards sont dolents et mornes
Une seule saison : l’automne
Dans ces wagons
Une enfant lit du Baudelaire
J’aime Rimbaud ; c’est ma station
Denfert.
20:10 Publié dans









